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Environnement et milieu de travail
– Consommation de caféine et grossesse : fausses-couches et autres issues indésirables de la grossesse


Des études ont fait un lien entre une consommation moyenne de 300 mg ou plus de caféine durant la grossesse et différentes issues indésirables, dont un risque accru d'avortement spontané et de mortinaissance, une taille inférieure pour l'âge gestationnel, un poids réduit à la naissance ainsi que la prématurité. La consommation de caféine devrait être réduite ou éliminée durant la grossesse afin d'éviter les issues indésirables.

Dans de nombreux pays, la consommation de produits caféinés, particulièrement le café, est très courante. En fait, certains la considèrent comme une habitude inoffensive, même s'il a été démontré que la caféine a des effets marqués sur différents organes. Cette soi-disant « habitude » peut être difficile à changer, même durant la grossesse. Les recherches indiquent que jusqu'à 75 % des femmes enceintes disent avoir consommé une forme quelconque de caféine durant le premier mois ou le premier trimestre de leur grossesse. La consommation de caféine durant la grossesse a été liée à différentes issues indésirables, dont un risque accru d'avortement spontané et de mortinaissance, une taille inférieure pour l'âge gestationnel, un poids réduit à la naissance ainsi que la prématurité.

Comme la consommation de caféine est un choix de vie non seulement durant la grossesse mais tout au long de la vie, les méthodes qui peuvent être employées pour atténuer les risques liés à la consommation de caféine durant la grossesse sont plutôt limitées. Les stratégies possibles de gestion des risques comprennent l'imposition d'une taxe santé sur les produits contenant de la caféine, la mise en place d'un nouveau système d'étiquetage qui obligerait les fabricants à divulguer la teneur en caféine de tous leurs produits, ainsi qu'une meilleure communication des risques au niveau du système de soins de santé par l'établissement de meilleures relations entre les cliniciens. Au niveau communautaire, la meilleure stratégie serait que les amis, les familles et les collègues des femmes enceintes encouragent celles-ci à réduire leur consommation de caféine à la maison et au travail. Même les employeurs pourraient aider à réduire la consommation de caféine en offrant des choix santé en milieu de travail. On estime que la meilleure façon d’atténuer les risques serait d'éduquer les femmes enceintes ou qui prévoient de le devenir pour leur faire prendre conscience des risques associés à la consommation de caféine, car une personne mieux renseignée est plus susceptible de modifier ses habitudes de vie.

 

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Collaborateurs :  Stacy Jackson

Dernière mise à jour :  le 11 juillet 2012

 


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