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Environnement et milieu de travail
– L'utilisation des téléphones cellulaires et les risques de cancer du cerveau

Selon les résultats globaux des dernières études épidémiologiques, l'utilisation du téléphone cellulaire ne ferait pas augmenter le risque de tumeur cérébrale ou cancéreuse.

Introduits en Europe au début des années 1980 et au Canada en 1985, les téléphones cellulaires sont aujourd'hui un quasi incontournable de la vie moderne. Les préoccupations concernant les problèmes de santé, en particulier les tumeurs cérébrales, qui pourraient être attribuables aux champs de radiofréquences (RF) émises par les téléphones cellulaires ont suscité des recherches intensives sur cet important problème de santé publique. Bien que les téléphones cellulaires n'émettent pas de fortes ondes de RF (rayonnement non ionisant), l'antenne d'émission est proche de la tête, du cou et des mains de l'utilisateur. Le problème est particulièrement préoccupant dans le cas des enfants parce que leur corps est encore en développement et qu'ils pourraient utiliser des téléphones cellulaires pendant de nombreuses années à venir. En général, des expositions à long terme sont nécessaires pour provoquer la plupart des cancers.

Des groupes d'experts et les autorités engagées dans la réglementation des champs de radiofréquences évaluent constamment les risques pour la santé. Bien que la plupart d'entre eux aient conclu qu'il n'existe aucune preuve claire des effets nocifs potentiels de l'exposition humaine aux champs de radiofréquences, on continue d'avancer des arguments selon lesquels l'utilisation du téléphone cellulaire serait liée à un risque accru de cancer. Certains experts affirment que les tumeurs prennent un certain temps à se développer et que les études cas-témoins ne permettent pas de déterminer avec exactitude le degré et l'intensité d'exposition aux radiofréquences. Ces facteurs font qu'il est difficile d'interpréter les risques à long terme. Quelques résultats récents suggèrent que les grands utilisateurs de téléphone cellulaire depuis plus de 10 ans pourraient avoir un risque plus élevé que les non-utilisateurs de développer des tumeurs cérébrales du côté de la tête en contact avec le téléphone. Cependant, comme très peu de personnes sont à la fois des abonnés de longue date et de grands utilisateurs, d'autres recherches sont nécessaires pour confirmer ou infirmer le lien entre un risque accru de tumeur cérébrale et l'utilisation à long terme du téléphone cellulaire. Selon les résultats de l'étude INTERPHONE, aucun rapport de cotes élevé pour les gliomes et les méningiomes n'a été observé 10 ans ou plus après la première utilisation du téléphone cellulaire. Un risque accru de gliomes, et dans une bien moindre mesure de méningiomes, a été suggéré dans le plus haut décile de temps d'appel cumulé. Dans le même temps, une étude internationale sur les enfants, les technologies de communication et les tumeurs cérébrales (MOBI-KIDS) a été lancée en 2009.

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Collaborateurs : Daniel Bédard; Brian Habbick

Dernière mise à jour :  le 2 juin, 2010

 


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