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Enjeux biologiques et génétiques
– Risques liés aux transfusions sanguines


Les transfusions sanguines sont souvent une nécessité médicale. Les risques associés au sang transfusé doivent donc être pris très au sérieux.

Qu’est-ce que le sang?
Le sang est composé de globules rouges, de leucocytes, de plaquettes et de plasma. Le plasma est la partie liquide – la partie que nous pouvons voir – et contient les protéines nécessaires à la coagulation et des anticorps (immunoglobulines) qui s’attaquent aux agents pathogènes. Le sang varie d’une personne à l’autre, mais tous les humains appartiennent à un groupe sanguin : A, B, AB, O (ces groupes se divisent tous en Rh positif ou Rh négatif). Les groupes sanguins se classent selon la présence ou l’absence d’antigènes à la surface des globules rouges. Par conséquent, il est évident que les transfusions sont associées à un risque d’erreur sur le type de sang administré. Toutefois, le sang provenant d’un donneur peut également présenter des risques pour la santé du receveur puisqu’une transfusion peut transmettre des maladies infectieuses et des virus plus insidieux comme le VIH et l’hépatite C. 

Risques : À l'heure actuelle, les risques sont très minimes. Le sang est systématiquement soumis à des tests de dépistage afin de garantir la santé des donneurs bien intentionnés. Le sang est ensuite testé avant d’être utilisé. Le sang doit être préparé et entreposé adéquatement et sa durée de conservation doit être respectée. Les nouveautés sur le plan de l’entreposage permettent de mieux conserver le sang. De plus, les hôpitaux se sont dotés de meilleurs systèmes de suivi et d’administration des produits sanguins. Ces changements indiquent tous qu’il y a de meilleures chances que le sang transfusé soit utile au receveur.*
Parmi les stratégies de base visant à réduire au minimum les chances que le sang provenant de donneurs soit néfaste pour le receveur, mentionnons : 

  • Procéder à un dépistage des donneurs afin d’établir les facteurs de risque avant d’accepter le don;
  • Tester tous les dons de sang avant l’utilisation;
  • Employer de bons procédés de traitement;
  • Appliquer de bonnes pratiques administratives pour réduire au minimum les erreurs sur le sang administré.

Les risques associés aux dons de sang ne pourront jamais être réduits à néant. Néanmoins, grâce à l’application de séries étroitement liées de stratégies de maîtrise des risques, les risques associés aux transfusions sanguines sont très faibles de nos jours. 

*Les organes qui administrent le système de collecte et de distribution du sang au Canada, la Société canadienne du sang et Héma-Québec, collectent ensemble plus de 1,2 million d’unités de sang total chaque année. Les personnes qui souffrent de lésions traumatiques ou qui sont atteintes de maladies comme le cancer, ainsi que celles qui sont aux prises avec une anomalie héréditaire comme la thalassémie, maladie du sang récessive autosomique, doivent recevoir de temps en temps ou en permanence des unités de sang dans le cadre de leur traitement médical.

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Collaborateurs : William Leiss

Dernière mise à jour :  le 2 juin 2010

 


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