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Enjeux biologiques et génétiques
– Les anticoagulants oraux et le risque de thrombose


À l'heure actuelle, le traitement à long terme aux anticoagulants oraux est le plus efficace pour prévenir la formation de nouveaux caillots sanguins chez les patients ayant des antécédents de caillots sanguins inexpliqués. Les anticoagulants peuvent cependant entraîner des complications, par exemple une hémorragie interne. L'arrêt de l'anticoagulothérapie fait augmenter le risque de récurrence de caillots sanguins.

Un caillot anormal à l'intérieur d'un vaisseau sanguin est une thrombose. Les caillots sanguins peuvent se développer dans les veines profondes des jambes ou des bras (thrombose veineuse profonde) ou dans les poumons (embolie pulmonaire). Il y a parfois une raison expliquant la formation de ces caillots sanguins (p. ex. la jambe du sujet est immobilisée dans un plâtre); on parle alors de caillot sanguin provoqué. Plus de la moitié du temps cependant, il n'y a aucune raison apparente (on parle alors de caillot sanguin non provoqué). Les patients chez qui des caillots sanguins sans cause identifiable ont été diagnostiqués sont habituellement traités à long terme avec un coagulant oral (appelé warfarine) afin de prévenir la formation de nouveaux caillots sanguins. À l'heure actuelle, l'anticoagulothérapie orale à long terme est le traitement le plus efficace pour prévenir la formation de nouveaux caillots sanguins chez les patients qui ont des antécédents de caillots sanguins inexpliqués. Les anticoagulants peuvent toutefois entraîner de dangereuses hémorragies et l'arrêt de l'anticoagulothérapie est associé à un risque élevé de développer un autre caillot sanguin. Ce risque est substantiellement réduit pour les patients traités à la warfarine; par contre, le risque d'hémorragie et de mortalité connexe augmente. Par ailleurs, la qualité de vie des patients qui prennent des anticoagulants à long terme est grandement affectée par la nécessité de se soumettre à de fréquents tests en laboratoire et à des restrictions alimentaires et de modifier leurs habitudes de vie. De nouveaux outils fondés sur des signes et symptômes cliniques simples sont à l'étude qui permettront aux médecins d'identifier les patients à risque très élevé de développer un nouveau caillot sanguin (qui bénéficieraient d'un traitement à la warfarine) et ceux qui courent un très faible risque (qui pourraient ne pas avoir besoin de warfarine). De nouveaux anticoagulants qui pourraient être aussi efficaces que la warfarine pour prévenir de nouveaux caillots sanguins mais avec moins de risques d'hémorragie sont en voie de développement.

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Collaborateurs : Betancourt Marisol

Dernière mise à jour :  le 5 juin 2012

 


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